Publié par Béatrice dans Pour mieux se connaître le 23/05/2020 à 19:43
Si je commençais par me présenter ?
Je m’appelle Béatrice Duval-Arnould, je suis née en 1974 à Paris. J’y ai grandi avant de suivre mes parents vers l’âge de 6 ans à Savigny sur Orge dans l’Essonnes. J’y ai fait mes études. Après quelques déménagements et 3 filles, Claire, Marie et Laura, en 2002, je suis arrivée dans le Berry et comme je m’y sentais bien, j’ai décidé de rester sur Bourges.
Mais pourquoi Effetah ?
Et bien c’est une longue histoire ! Il faut que je commence par le tout début pour que tu comprennes le cheminement fait jusqu’à aujourd’hui.
Cette histoire commence quand j’avais environ 15 ans. J’aimais beaucoup la musique et le chant. Une amie, Christelle, m’a invitée à venir chanter et jouer dans une chorale. Et comme j’aimais trop ça, j’ai tout de suite dit « oui ! ».
Sauf que le rendez-vous était dans une église… et voilà, moi, je n’y avais jamais mis les pieds ! Juste le jour de mon baptême quand j’étais toute petite. Parce que pour ma famille, ce n’était pas trop son truc… Donc j’ai grandi en ignorant tout de Dieu, du catéchisme, des messes, etc…
Mais ma curiosité et mon envie de chanter dans un groupe étaient plus fortes que tout cela, donc me voilà, un vendredi soir devant cette église et je suis accueillie par un petit groupe de jeunes avec guitare, orgue et beaucoup de bonne humeur. Forcément les chants étaient des chants religieux, mais les harmonies, le rythme et la joie qui émanaient de ce groupe étaient autant d’éléments qui m’ont donné envie de continuer dans cette « Chorale des Jeunes ».
Ce groupe faisait des animations de messes, de mariages, de baptêmes, dans les maisons de retraite, dans les prisons, et ce groupe est devenu comme une seconde famille pour moi.
Moi évidemment, j’étais là pour le chant et la musique et je ne participais pas activement aux prières.
Puis, tout a changé...
Le chef de chœur, Stéphane est devenu une personne importante pour moi et discrètement il a commencé à m’emmener sur le chemin de la foi. Un jour, il est venu me voir pour me demander de les accompagner à Taizé, une communauté de frères en Bourgogne qui accueille des jeunes chrétiens du monde entier. Comme les journées étaient essentiellement tournées vers le chant et que c’était une grande joie pour moi de pouvoir accompagner le groupe, j’ai dit « oui ! » encore…
Et bien… qu’est-ce qui s’est passé ??? C’était un vendredi soir. Et le Vendredi soir à Taizé, on commémore la Passion du Christ. A la fin de la prière du soir, une grande croix est posée au sol et tous ceux qui le souhaitent vont se prosterner devant cette croix et y laisser ses intentions de prières. Je voyais tous mes amis y aller, mais pour moi, c’était hors de question de faire cette démarche… Sauf que bizarrement, cela me posait question… Pourquoi tous ces jeunes ressentaient le besoin d’aller toucher cette croix. Pourquoi ??? Et je voyais mes amis qui revenaient bouleversés, certains même pleurant…
Les heures passaient et toujours il y avait du monde autour de cette croix. Stéphane m’a demandé si je voulais y aller ? Moi tout de suite, j’ai répondu que non, cela ne m’intéressait pas du tout. Alors il m’a demandé pourquoi cela faisait 3 heures que je regardais cette croix sans bouger et sans chanter ??? Ben… je ne m’en étais même pas rendu compte. Il m’a donc encouragée à y aller tout en me taquinant copieusement…
Et après quelques hésitations, j’y suis allée ! Je me suis retrouvée agenouillée devant cette croix, le front sur les pieds de Jésus. Au début, je me sentais un peu bête comme ça, mais à un moment donné, quelques choses à toucher mon cœur. Et tout d’un coup, je me suis mise à pleurer, pleurer et encore pleurer sans réussir à m’arrêter. Ce soir-là, je suis restée dans la chapelle toute la nuit. Je ne sais plus trop ce qui s’est passé après ce temps, mais je me revoie juste sortir au petit matin pour aller dormir un peu.
En route vers les sacrements...
Stéphane et aucun de mes amis ne m’ont parlé de cet épisode. Mais quand nous sommes rentrés chez nous, je suis allée toquer à la porte du Mr le Curé et je lui ai dit : « Bonjour mon Père, comment on fait pour faire sa première communion ? »
J’ai donc commencé un chemin de foi et de préparation vers les sacrements de première communion et de confirmation. Et j’ai eu la grâce d’avoir toute une chorale dans mon cheminement pour m’accompagner et me soutenir dans cette joie de découvrir Dieu.
Ayant une grande soif de connaissance et ayant besoin de formation pour pouvoir continuer à faire progresser la chorale, j’ai suivi une formation autour de la liturgie et des sacrements.
La Chorale des jeunes a pris fin quand Dieu a rappelé Stéphane, mon ami et notre chef de chœur, auprès de lui suite à une leucémie fulgurante à 25 ans. Mais je me souviens toujours de 2 choses qu’il m’avait dites. « Béa, reste toujours dans la louange et l’action de grâce dans tout ce que tu fais, c’est dans la joie que tu dois partager » et la deuxième est sur le sacrement de confirmation : « Si tu ne reçois pas l’Esprit Saint dans sa plénitude, tu ne pourras jamais faire fructifier tous les dons que Dieu t’a donné. » Et j’ai gardé ces paroles dans mon cœur.
Coordinatrice de la Pastorale des jeunes
Dans ma vie spirituelle et de service, j’ai toujours été appelée à travailler auprès des jeunes et à faire de la préparation vers les sacrements. Ce qui m’a finalement conduit vers une mission d’une plus grande ampleur. En 2014, l’Evêque de Bourges m’a appelée pour devenir Coordinatrice de la Pastorale des Jeunes du doyenné forêt-Champagne pour les collégiens et lycéens.
Ben c’est quoi ça ???
Cette mission se décline en trois grands points :
Tout d’abord une mission de coordination et d’organisation. Cela veut dire travailler avec les prêtres et les acteurs pastoraux, mettre en place des itinéraires vers les sacrements. Ensuite, une mission d’animation et d’éducation, donc former les équipes accompagnant les jeunes, proposer des temps forts, retraites, pèlerinages, accompagner les jeunes, rencontrer les familles et assurer la cohésion entre les différentes équipes. Et enfin, une mission d’information, autrement dit, assurer le lien entre le diocèse et les équipes locales et assurer la communication entre tous les intervenants.
Cette mission a été pour moi d’une grande richesse au point de vue spirituel mais également personnel. Je suis une personne qui n’aime pas la monotonie, qui a besoin de contact et qui aime partager avec les autres. Dans cette mission, il faut être à la fois catéchiste, animateur, organisateur, manager, secrétaire, comptable, formateur…
Alors forcément, avec ma guitare sur l’épaule et surtout forte de cette envie de partage et de louange, j’ai accepté cette mission.
Durant ce temps, j’ai pu mettre en œuvre toute ma créativité.
Devoir chercher des thèmes porteurs et ludiques pour les jeunes, monter des journées de retraite, proposer des choses innovantes, permettre aux jeunes et moins jeunes d’avoir des célébrations joyeuses et animées, accompagner des jeunes et moins jeunes dans leur cheminement vers les sacrements… Ayant 1000 idées à la minute, j’ai aimé me challenger pour arriver à faire de multiples propositions et surtout faire en sorte que chacun garde en mémoire ses temps de joie et de partage.
Tu comprends maintenant pourquoi je t’ai raconté tout cela ? Cette phrase que m’avait dite Stéphane (un grand merci à toi !) : « Béa, reste toujours dans la louange et l’action de grâce dans tout ce que tu fais, c’est dans la joie que tu dois partager. » et bien, j’ai pu la garder vivante à chaque instant.
Alors pourquoi Effetah ?
Chaque jour, je rends grâce pour tout ce qui m’a été donné. C’est ce que j’appelle la Célébration de la Vie. La Vie avec un grand V. Celle qui nous a été donné. Célébrer qui veut dire fêter.
Oui pour moi, fêter la Vie, célébrer la Vie est essentielle. Et lorsque nous remercions pour cette Vie qui nous est donné, on est dans la joie et dans le partage.
Comme un enfant qui reçoit le merveilleux cadeau de ses rêves le jour de Noël, il le découvre, réalise qu’il a reçu un don extraordinaire et saute de joie et s’empresse d’aller le montrer à tout le monde et d’appeler tous ses proches pour partager cette allégresse avec lui.
Et bien, j’ai eu le même désir. Célébrer la Vie, être dans la joie et le partage.
C’est comme cela que l’aventure Effetah a commencé en 2018 et qui j’espère, continuera encore longtemps. Grâce à Effetah et à travers mes créations, je souhaite pouvoir partager ces valeurs avec toi.
Tu veux en savoir plus sur la mission d’Effetah ? alors viens-voir par ici !
Merci, merci, merci et encore merci !
Tout d’abord, je voudrais remercier Dieu pour tous les bienfaits dont il m’a comblée. Tout cela ne serait pas possible sans sa grâce.
Ensuite, je voudrais remercier ma famille qui m’a soutenue dans ce projet et particulièrement mes trois belles et extraordinaires filles qui me soutiennent et m’accompagnent chaque jour.
Je voudrais aussi remercier mes amis très proches qui ont été les témoins de la naissance d’Effetah et qui ont été là lors des moments de doutes, de joie, d’espérance, de questionnements… Sans eux, je n’aurais peut-être pas osé franchir le pas.
Et merci à Mélanie et Loïs, qui m’ont donné les clés pour permettre à Effetah de grandir et à moi de viser la lune en espérant au moins toucher les étoiles ????
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